Il pleut sur ces carcasses rouillées
Il pleut sur ces carcasses rouillées,
Sur ces morceaux de fer,
Ces usines fantômes oubliées
Où souffle un vent d'hiver.
Hier encore dans le crépuscule,
Venaient danser des reflets rouges,
Mille flammes en lettres majuscules,
Se tordre. Aujourd'hui rien ne bouge.
Il pleut sur ces carcasses rouillées,
Sur ces morceaux de fer,
Ces usines fantômes oubliées
Où souffle un vent d'hiver.
A travers les vitres cassées,
On aperçoit de vieilles machines,
Tristes robots défunts délaissés
Là, dans ce cimetière en ruine.
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Il pleut sur ces carcasses rouillées,
Sur ces morceaux de fer,
Ces usines fantômes oubliées
Où souffle un vent d'hiver.
L'herbe a grimpé le long des murs
Et monte à l'assaut des fourneaux,
Demeurent tracés à la peinture
Des mots, slogans syndicaux.
Il pleut sur ces carcasses rouillées
Sur ces morceaux de fer,
Ces usines fantômes oubliées
Où souffle un vent d'hiver.
Dans les décombres d'un vestiaire,
J'ai retrouvé ce bleu usé.
C'est là que travaillait mon père,
La pluie ne cessera donc jamais ! |